Le Langage des Tissus · Mariana Baldé
Découvre lequel. Trois minutes. Une révélation.
Comment ça se passe
Quelque chose se révèle. Tu repars avec une vérité sur ta voix.
L'origine
Il était une fois un petit carré de tissu qui ne savait encore ce qu'il portait.
Il avait été brodé à la main. Des heures. Des jours. Par une femme qui mettait dans chaque point quelque chose qu'elle ne savait encore nommer. Elle brodait le matin avant que la maison se réveille. Elle brodait le soir quand tout le monde dormait. Et quand elle offrait ce tissu, les gens le recevaient avec des mains différentes de celles qu'ils avaient avant.
Ce petit tissu a voyagé. Il a traversé des mains qui avaient peur. Des mains qui cherchaient quelque chose. Des mains qui portaient depuis longtemps une histoire sans savoir comment la raconter.
Et à chaque fois que quelqu'un le tenait, quelque chose se révélait.
Le tissu n'avait rien changé. C'est ce que la personne portait qui avait trouvé un miroir.
C'est pour ça que je pose des tissus sur les tables. Pour que la personne en face de moi trouve enfin un mot pour ce qu'elle porte depuis longtemps.
Ce que tu te demandes peut-être
En live avec Mariana
Les tissus sur la table. Les gens qui choisissent. Et quelque chose qui se passe dans la salle que personne n'avait prévu.
Griotte · Conférencière · Fondatrice
Mariana Djelo Baldé est griotte et conférencière, fondatrice du Langage des Tissus — une méthode qui utilise les tissus africains et caribéens comme miroirs de l'identité et de la prise de parole. Établie à Montréal depuis 17 ans, elle anime des expériences immersives pour des équipes, des organisations et des communautés. Fondatrice de MAISON MAD et lauréate du Prix du Premier ministre du Québec pour l'action culturelle.
Si tu es ici, quelque chose t'a arrêtée.
Avant l'écriture, il y avait le tissu. Dans les civilisations qui n'avaient encore ni alphabet ni papier, les femmes brodaient ce qu'elles voulaient dire. Elles tissaient les naissances, les deuils, les alliances, les secrets. Une femme qui portait un certain motif disait à toute la communauté où elle en était — sans ouvrir la bouche. Le tissu était le premier langage.
Ma mère était brodeuse à Conakry. Ses mains transformaient un carré de tissu en quelque chose qui ressemblait à de l'art pur. Les femmes arrivaient avec quelque chose d'abîmé. Elles repartaient avec autre chose — quelque chose qu'elles n'étaient venues chercher. Elle écoutait en brodant. Et cette façon d'être là, les mains sur le tissu et l'attention entière, faisait que les femmes parlaient vraiment.
Ma grand-mère portait les histoires autrement. Griotte de lignée. Sa voix était le fil. Elle tissait la mémoire des familles et des peuples dans des mots qu'elle portait en elle depuis des générations.
Je suis l'enfant de ces deux femmes.
En 2015, j'ai posé des carrés de tissu devant des femmes pour la première fois. Je leur ai demandé de choisir sans réfléchir. Une femme a tendu la main vers un tissu sombre, géométrique, fait avec la terre. Elle a regardé ses mains. Et elle a dit — c'est moi, ça.
Depuis ce soir-là, je crée des espaces où les gens découvrent comment ils parlent avant même d'ouvrir la bouche.
Ce site est un de ces espaces. Tu es la bienvenue.
La Communauté
Ateliers, conférences, cercles de parole, spectacles. Partout où le tissu est posé sur la table, quelque chose se passe dans la salle.
Podcast immersif · À venir
Chaque tissu a une histoire. Chaque histoire a une voix. Sois parmi les premiers à l'entendre.
Tu veux vivre ça en vrai ?
Les Tissus Bavards
Clique sur un tissu pour l'entendre parler.